Bonjour à tous
il existe un ouvrage très utile sur le sujet qui s'appelle 45 master characters de victoria Lynn Schmidt. Bien qu'il soit en anglais, il permet justement d'éviter les stéréotypes et de travailler les personnages sans tomber dans les clichés. Après tout écrivain est observateur et s'inspire des personnes qui l'entourent, n'est ce pas ? Alors lorsque vous rencontrez votre concierge, votre banquier, vos parents, vos collègues de travail etc, toute la matière est déjà là et vous n'avez plus qu'à la travailler en observant leur manière de bouger, de penser, de s'exprimer etc.
Fanny
Comment créer des personnages équilibrés ? [Résolu]
Re: Comment créer des personnages équilibrés ?
Oui Fanny, moi je ne m'inspire que de gens que je cotoie. Pour Aniwaya, ma fille est Céline, et mon voisin ressemble étrangement à Paul, son ami. Quant au deuxième personnage principal, il a fallu que je cherche de belles têtes typées pour représenter l'indien. Je n'ai quand même pas osé prendre Johnny Depp qui est cherokee par sa grand-mère. Je trouve amusant de faire ce genre de recherche, de leur coller des défauts, des marques distinctives, de les faire parler différemment.
Bonne soirée à bientôt de te lire.
Bonne soirée à bientôt de te lire.
Re: Comment créer des personnages équilibrés ?
Bonjour,
Pour réussir faire des personnages équilibrés, je fais des fiches-personnages dans lequel je dirais tout sur ce personnages même les plus petites choses. Il faut faire comme si vous étiez en train de décrire une personne que vous croiseriez dans la rue sauf que ce personnage sera non dans la rue, mais dans votre fiction. (:
Pour réussir faire des personnages équilibrés, je fais des fiches-personnages dans lequel je dirais tout sur ce personnages même les plus petites choses. Il faut faire comme si vous étiez en train de décrire une personne que vous croiseriez dans la rue sauf que ce personnage sera non dans la rue, mais dans votre fiction. (:
Re: Comment créer des personnages équilibrés ?
Dans ce qui suit, je reprends le début de mon histoire pour vous indiquer comment se met en place la création de mes personnages et la "méthode" que j'utilise (très intuitive).
Concernant la création des personnages, je laisse venir. Je m'explique. Un peu à la Tolkien, le statut social du personnage joue sur sa personnalité, forcément. Elle peut évoluer dans le temps en fonction de son âge, de son travail sur soi, etc. Par exemple, concernant mon projet de roman de fantasy, j'ai un roi, Beorn, qui a fait une grosse bêtise étant plus jeune. Il a tué un couple de dragon. C'est que je raconte au début de l'histoire. Or, dans mon monde, les dragons ne sont pas des êtres maléfiques, mais plutôt bénéfiques. Ils sont synonymes d'harmonie, tout en n'apparaissant presque jamais aux yeux des hommes. Seulement, un prophète a prédis que la mort d'un couple de dragons entraînerait le retour des Ombres sur la terre, dont un signe est le retour des Loups gris, guidés par un Loup blanc (une espèce de loup géant). Dans le prologue (qui est a l'état d'ébauche), le mage Sylvius met en garde le roi car la prophétie du maître des Ombres se trouve fondée. Elle prédit presque l'anéantissement du royaume, par sape et dans l'ombre. Par des forces inconnues dont l'origine est difficile à trouver. En plus de la mort des dragons, un événement particulier, dont le mage ignore la teneur, doit se produire produit ou va se produire.
Toujours est-il que le roi est un personnage fougueux, mais conscient de la gravité de la situation, même s'il n'en mesure pas les tenants et les aboutissants avec lucidité. Il n'écoute pas les conseils de son mage par exemple. La mort des dragons, qui ont franchit la frontière pour trouver de la nourriture, l'hiver étant glacial et meurtrier pour les animaux, est donc un événement aggravant. En revanche, toute prophétie maléfique possède un antidote, ou du moins, il y a un moyen de la conjurer. Mais évidemment, il n'est pas explicitement mentionné et Sylvius va devoir le trouver, tout ayant pour tâche de protéger le fils du roi, Germain, particulièrement visée par la prophétie. Dès lors, mes deux personnages que son Beorn et Sylvius ont déjà des personnalités très différentes, même si elles sont complémentaires. Sylvius est respectueux de l'autorité du roi, tout en étant franc avec lui. C'est une relation qui repose donc sur la confiance, comme souvent entre un roi et son principal conseiller (un ami la plupart du temps). Par ailleurs, Sylvius est un mage. Il a donc des qualités lié à sa profession. Il est capable de faire de la magie, de prédire certaines choses. C'est surtout un érudit et un archiviste qui connaît un peu l'histoire du royaume. Il va sans doute chercher par là une solution à la prophétie.
Au final, pour créer des personnages équilibrés, je dirais que l'histoire, le contexte en fait, aide beaucoup au développement de la personnalité. Dans la vie quotidienne, nous sommes marqués par le contexte et réagissons aux problèmes qui surviennent. En même temps, à partir de l'adolescence, notre personnalité s'affirme et elle évoluera très peu par la suite. C'est la même chose pour nos personnages de fiction il me semble. Leur personnalité peut évoluer, mais dans le fond, de par leur caractère habituel, leur fonction, etc, il y a des tendances générales. Ce sont celles qui démarquent les personnages les uns des autres. Des traits de caractères un peu universel. Le risque est d'être caricatural. Par exemple, reprendre pour un roi une foultitude de clichés liés à ces sortes de personnages. Pour ma part, Beorn est un nom viking, ce que n'est pas le personnage. Il est donc fougueux, guerrier, impétueux, etc, tout en étant habitué aux rituels liés au gouvernement, un peu comme dans la France moderne (Louis XIII et Richelieu par exemple).
Par la suite, comme cela a été dit, le caractère des personnages va influencer les décisions qu'ils auront à prendre. Cela leur donnera une crédibilité tout au long de l'histoire. Je crois c'est quelque chose de fondamental que l'authenticité et la crédibilité du personnage. Tolkien, que j'admire beaucoup, a eu parfois tendance à créer des personnalités très affirmés, mais sans véritable nuance (ce qui rebute certains lecteurs). Après, je ne pense pas qu'il y ait une recette miracle. Par exemple, je ne fais pas de fiches sur les personnages, mais plutôt sur leur fonction et leur activité. Pour résumer (enfin
) : mes personnages ont un caractère propre dès le départ (je cherche toujours à ce que les traits de caractères puissent être des défauts comme des qualités), auquel vient se greffer des qualités que l'on attend de lui en fonction de sa profession ou de son statut social. Enfin, s'ajoute des évolutions de sa personnalité, la mise au jour d'un défaut ou d'une qualité supplémentaire, lorsqu'il est confronté à une situation inédite. Ce fonctionnement, m'oblige a travailler mes personnages de la même manière, même les secondaires.
Avec ce long développement, qui dévoile le début de mon histoire (ça me motive aussi pour écrire le prologue), je crois avoir donner des indications sur ma façon de créer mes personnages. Il n'y a pas de bons ou de méchants personnages. Certes, il y a des tendances, mais globalement, à part les "héros", il n'y a rien de préétablis à l'avance. Même un héros peut apparaître comme méchant, par exemple Beorn qui tue les dragons alors que ce n'est pas nécessaire car ces créatures sont inoffensives (elles ne feraient pas de mal à un être humain, mêmes si elles étaient affamées).
Par avance, je m'excuse pour les fautes car je crois en avoir vu, mais j'ai la flemme de corriger :shock: .
Concernant la création des personnages, je laisse venir. Je m'explique. Un peu à la Tolkien, le statut social du personnage joue sur sa personnalité, forcément. Elle peut évoluer dans le temps en fonction de son âge, de son travail sur soi, etc. Par exemple, concernant mon projet de roman de fantasy, j'ai un roi, Beorn, qui a fait une grosse bêtise étant plus jeune. Il a tué un couple de dragon. C'est que je raconte au début de l'histoire. Or, dans mon monde, les dragons ne sont pas des êtres maléfiques, mais plutôt bénéfiques. Ils sont synonymes d'harmonie, tout en n'apparaissant presque jamais aux yeux des hommes. Seulement, un prophète a prédis que la mort d'un couple de dragons entraînerait le retour des Ombres sur la terre, dont un signe est le retour des Loups gris, guidés par un Loup blanc (une espèce de loup géant). Dans le prologue (qui est a l'état d'ébauche), le mage Sylvius met en garde le roi car la prophétie du maître des Ombres se trouve fondée. Elle prédit presque l'anéantissement du royaume, par sape et dans l'ombre. Par des forces inconnues dont l'origine est difficile à trouver. En plus de la mort des dragons, un événement particulier, dont le mage ignore la teneur, doit se produire produit ou va se produire.
Toujours est-il que le roi est un personnage fougueux, mais conscient de la gravité de la situation, même s'il n'en mesure pas les tenants et les aboutissants avec lucidité. Il n'écoute pas les conseils de son mage par exemple. La mort des dragons, qui ont franchit la frontière pour trouver de la nourriture, l'hiver étant glacial et meurtrier pour les animaux, est donc un événement aggravant. En revanche, toute prophétie maléfique possède un antidote, ou du moins, il y a un moyen de la conjurer. Mais évidemment, il n'est pas explicitement mentionné et Sylvius va devoir le trouver, tout ayant pour tâche de protéger le fils du roi, Germain, particulièrement visée par la prophétie. Dès lors, mes deux personnages que son Beorn et Sylvius ont déjà des personnalités très différentes, même si elles sont complémentaires. Sylvius est respectueux de l'autorité du roi, tout en étant franc avec lui. C'est une relation qui repose donc sur la confiance, comme souvent entre un roi et son principal conseiller (un ami la plupart du temps). Par ailleurs, Sylvius est un mage. Il a donc des qualités lié à sa profession. Il est capable de faire de la magie, de prédire certaines choses. C'est surtout un érudit et un archiviste qui connaît un peu l'histoire du royaume. Il va sans doute chercher par là une solution à la prophétie.
Au final, pour créer des personnages équilibrés, je dirais que l'histoire, le contexte en fait, aide beaucoup au développement de la personnalité. Dans la vie quotidienne, nous sommes marqués par le contexte et réagissons aux problèmes qui surviennent. En même temps, à partir de l'adolescence, notre personnalité s'affirme et elle évoluera très peu par la suite. C'est la même chose pour nos personnages de fiction il me semble. Leur personnalité peut évoluer, mais dans le fond, de par leur caractère habituel, leur fonction, etc, il y a des tendances générales. Ce sont celles qui démarquent les personnages les uns des autres. Des traits de caractères un peu universel. Le risque est d'être caricatural. Par exemple, reprendre pour un roi une foultitude de clichés liés à ces sortes de personnages. Pour ma part, Beorn est un nom viking, ce que n'est pas le personnage. Il est donc fougueux, guerrier, impétueux, etc, tout en étant habitué aux rituels liés au gouvernement, un peu comme dans la France moderne (Louis XIII et Richelieu par exemple).
Par la suite, comme cela a été dit, le caractère des personnages va influencer les décisions qu'ils auront à prendre. Cela leur donnera une crédibilité tout au long de l'histoire. Je crois c'est quelque chose de fondamental que l'authenticité et la crédibilité du personnage. Tolkien, que j'admire beaucoup, a eu parfois tendance à créer des personnalités très affirmés, mais sans véritable nuance (ce qui rebute certains lecteurs). Après, je ne pense pas qu'il y ait une recette miracle. Par exemple, je ne fais pas de fiches sur les personnages, mais plutôt sur leur fonction et leur activité. Pour résumer (enfin

Avec ce long développement, qui dévoile le début de mon histoire (ça me motive aussi pour écrire le prologue), je crois avoir donner des indications sur ma façon de créer mes personnages. Il n'y a pas de bons ou de méchants personnages. Certes, il y a des tendances, mais globalement, à part les "héros", il n'y a rien de préétablis à l'avance. Même un héros peut apparaître comme méchant, par exemple Beorn qui tue les dragons alors que ce n'est pas nécessaire car ces créatures sont inoffensives (elles ne feraient pas de mal à un être humain, mêmes si elles étaient affamées).
Par avance, je m'excuse pour les fautes car je crois en avoir vu, mais j'ai la flemme de corriger :shock: .